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Rémi de Inoxydable

2 Février 2020

Quatrième entretien. Rémi, affable et bavard personnage, co-fondateur de métal bla-bla et créateur d'inoxydable & disco bla-bla, nous parle de ses expériences de concerts. 

 

Bonjour Rémi. Merci d'avoir accepté mon invitation. Alors, combien de fais tu de concerts par an ?

Merci à toi pour ton invitation. J'ai une culture des concerts différente de la majorité des gens (rires). Je vis à Perpignan, il n'y a rien ! C'est une "petite" ville, c'est plutôt âgé, il n'y a pas de culture métal. Les groupes en tournée, ils passent par chez nous, mais ils ne font pas de concerts ! Ils vont soit à Toulouse, soit à Montpellier et après ils vont à Barcelone. 

Si tu veux voir des concerts, il faut bouger ! Quand tu n'as pas de voiture, c'est galère. Donc finalement quand j'étais jeune, j'en ai fait peu. Quelques-uns sur Toulouse et Montpellier. Par contre, j'ai fait de la musique et j'ai joué dans des groupes, donc j'ai la culture du concert local. J'en ai vu des centaines dans des bars, dans des endroits improbables... Je suis un très gros habitué de ça. Tu as une proximité, c'est chouette. 

Après, pour revenir à ta question, j'en fais un à deux "gros" par an. Je ne suis pas forcément à la recherche du concert. Ce sont à la fois des contraintes géographiques et financières. Je n'ai pas l'habitude de me déplacer. 

J'ai un problème avec les gros concerts, aussi. Il y a une taille où cela ne me va pas. Les festivals et les stades ne m'intéressent pas. Bercy, je l'ai fait, c'est trop grand, cela n'a aucun sens pour moi. La masse, dans ce sens, est absurde ! C'est un défaut du capitalisme ! Les gros concerts existent puisque les groupes doivent toucher un maximum de gens, pour rentabiliser et engranger du profit. On installe du gros matériel, des sonos énormes, sur du matériel qui est déjà sonorisé puisque qu'il est électrique et déjà amplifié. Ce sont des endroits qui ne sont pas faits pour la musique. Le son est globalement mauvais, mais les gens n'ont pas de référence.

Avant, les théâtres étaient conçus pour ne pas avoir de sonorisation. A capella, tu entendais la personne parler. A mon sens, on est tous complice. Je pense que tu ne fais pas un bon concert au Stade de France. Je préfère voir les doigts sur les guitares, que sur un écran. Quand c'est trop grand, je ne rentre pas en connexion. C'est mon avis (rires) !

Tu fais ton choix par rapport à ce que tu n'as pas vu, tes préférences ?

Plus ça va, moins j'en fais. Il faut vraiment que je sois fan du groupe ou de l'artiste. Il faut que je puisse y aller avec des potes, pour moi, c'est de la convivialité. La taille de la salle aussi. 

Quelles sont tes premiers souvenirs de concerts ? 

A 15-16 ans, j'ai fait quelques concerts locaux, mais je ne m'en souviens plus. Le premier gros concert que j'ai fait, c'était Scorpions à Toulouse, en 1989,  pour la tournée Savage Amusement.

Scorpions, c'est le groupe qui m'a emmené dans le rock. Je voulais vraiment les voir, je les avais vus à la tv sur les Enfants du Rock (émission TV orienté rock qui a été diffusé de 1982 à 1988 NDLR), un pote avait enregistré sur magnétoscope et à chaque fois que j'allais chez lui, je regardais la cassette ! Du coup, je me suis mis en quatre pour y aller, j'y suis allé avec un pote, on avait pris le train... Quand on est arrivé à Toulouse, avec notre carte (il n'y avait pas google maps), on est allé dans la mauvaise direction, le parc des sports alors que c'était le palais de sports,  jusqu'à ce qu'on tombe sur un hardos, qui y allait aussi et qui nous a dit que ce n'était pas par là !

Vixen était le groupe de première partie. J'étais très content de voir mes héros ! Super cool ! De les voir en vrai, c'était fou ! Ce souvenir, du voyage en train, le hardos qui nous récupère... Le retour à minuit en train et à la gare, on retombe sur des hardos qui venaient de toute la région ! Je me souviens d'un mec qui avait enregistré le concert sur un petit walkman et on écoutait le concert, c'était fou ! 

J'avais kiffé voir la réalité du truc, absorber les détails, les projos, les amplis... Ce n'était pas non plus une expérience transcendantale, c'était presque un reportage (rires). D'une manière générale, je ne bouge pas en concert, je suis concentré dans mon truc. J'essaye de tout prendre !  

Tu fais des festivals malgré tout ?

Non. Il y a un festival grand public à côté de chez moi qui s'appelle Les Déferlantes. J'y ai vu quand même Iggy Pop, the Hives... De temps en temps j'y vais quand l'affiche m'intéresse parce que c'est à 15 bornes de la maison. Mais il y a trop de monde, pour moi ce n'est pas des supers conditions. Je ne suis pas trop festival.

Le Pyrenean Warriors (festival heavy qui a lieu mi septembre, à Torreilles, dans les Pyrénées-Orientales NDLR), c'est un superbe petit festival. C'est génial, tout le monde est sympa, les hardos sont cool, même s'il peut y avoir des cons ! C'est un voyage dans le temps. 

Pyrenean Warriors par des fans pour des fans !

D'une manière générale, dans les concerts, t'arrive toujours à parler à des gens que tu ne connais pas. Il y a quand même une bonne ambiance.

Y a-t-il des festivals que tu as envie de faire ?

A l'occasion le Pyrenean oui. Je ne suis pas attiré par le truc, à la base,  mais en laser

entendant des passionnées, je me dis qu'il doit y avoir plein de petits festivals spécialisés à taille humaine. Il faudrait que je me rencarde sur cela. Je ne connais pas de noms et je voudrais en faire. 

As-tu déjà était impressionné par tout ce qui concerne la scénographie :  la projection, les lumières...?

Je me souviens de Iron Maiden à Toulouse, c'est toujours le gros spectacle. Pas forcément des projections, mais il y a Eddie, les backdrops qui changent... Après, je suis très basique, s'il y a de beaux éclairages, cela me va. Je n'ai pas besoin de beaucoup plus.

ZZ Top à Bercy, fin 80's début 90's je pense, grosse production : il y a des meufs qui déboulent sur scène, les décors qui changent, leurs tenues aussi, des effets laser assez bluffant pour l'époque. Et puis c'était à Bercy, à Paris, c'était cool (rires) !

As-tu était marqué par l'énergie de certains groupes ?

Le groupe qu'il m'a le plus bluffé, c'est Skip the Use. Je les ai vus en première partie de Shaka Ponk à Toulouse, aux alentour de  2011-2012. J'aimais beaucoup ces derniers, il y avait des projections et tout. Je ne connaissais pas Skip the Use, ils n'étaient pas encore très connus. On les a pris en pleine face. C'était des punks à la base. Le mec s'adresse direct au public, le prend par la main. Et moi, pour me choper en concert, je suis un peu stoïque et là je ne connaissais pas les morceaux et c'était que des tubes ! Ils ont dévastés la salle et cela avait de la gueule ! Shaka Ponk sont passés derrière et ils étaient en dessous pour moi parce que c'était plus rodés, il y avait moins d'énergie.

Et je les ai revues, quelques années après, en festival ici et c'était plus mécanique, plus en dessous. En énergie, c'était incroyable. Le chanteur et leader, Mat Bastard te chope puis ils sont français donc il y a une vraie connexion. 

Est-ce que tu t'es déjà privé de voir certains groupes en concerts par peur d'être déçu ?

Par exemple, je sais que si je vais voir Manowar, je vais sois rire, sois être dépité ! Si je vais voir ce genre de groupe, je vais voir les ficelles et ça va être horrible, cela va me casser ma vision super héroïque notamment sur le hard rock et le métal des années 80, qui avait vraiment une imagerie très super héros.  

Mon rapport aux musiciens, il est fixe, c'est de la photo. Sur les pochettes et les magazines notamment. A l'époque, quand tu lisais Hard Rock magazine, les photos à cette époque, elles étaient géniales ! Tant que je n'ai pas vu le concert, tu te faisais cette idée que c'était magnifique, ce sont des super-héros ! Quand tu voyais les premières VHS, de Scorpions, Twisted Sister, Dio, ça faisait cheap à côté des photos. Tu as fantasmé, le héros, il est figé et tu le vois en vrai, c'est juste un mec (rires) ! Les tissus, les décors, c'est un peu carton pâte.

Je pense que c'est une question de  génération. C'est aussi pour cela que je n'ai pas fait tant de concerts de métal que cela, quand tu es confronté à la réalité du concert, tu baisses en "qualité". Je ne suis pas sûr que Motley Crue soit super en concert. Par exemple, le black et le death ne jouent pas là-dessus. 

Ghost, qui est un groupe contesté, portant ils ont une production, j'ai peur que cela soit trop théâtrale et j'ai peur d'être déçu. Je préfère me garder une image fixe du groupe. Alors que quand je vais voir un groupe punk, tu n'es pas déçu. Quand tu as une image un peu sophistiquée et que tu peux les voir en vrai, je ne préfère pas y aller, je me censure. 

Est-ce qu'il y a certains groupes qui ont arrêté ou splitté que tu es content d'avoir vu ?

Malédiction, qui est un petit groupe de métal français, il y a quelques années. C'était avant le revival du métal traditionnelle. 

Y a-t-il certains groupes que t'aurais aimé voir à certaines époques ?

Oui, pleins ! Dio, j'aurais adoré le voir avec Ritchie Blackmore, à l'époque de Rainbow. C'était un groupe qui improvisait sur scène, tous les concerts étaient différents.Il devait quand même avoir des moments chiant avec tout ce côté branlette, mais il devait se passer quelque chose à chaque fois. 

Rainbow live avec Dio et Blackmore

Led Zeppelin, au top de sa forme. Il y a très peu d'enregistrements en live. Il y a que du discours rapporté et c'est un souvenir de mec des 70's, qui étaient défoncés. " Ouais c'était génial, de l'improvisation, cela durée 3 heures..." Est-ce que c'était cela ou c'était de la merde ? Les voir au milieu de leur carrière, au top de leurs formes. Pour avoir la réponse ! J'ai vu Robert Plant en concert et c'est quelqu'un. Et il avait 60 ans.  Quand tu dois voir Plant, jeune au top de sa forme, Page et les deux autres, il y avait du lourd ! 

Metallica, première période, à l'époque Master Of Puppets. J'aurais pu les voir ! James Hetfield, cheveux longs, explorer fuck it, le cimetière derrière... Eux, avec cette jeunesse conquérante et stupide ! Tu devais te rendre compte qu'il allait se passer un truc (rires) ! Ce sont des icônes, Hetfield, c'est l'un de mes héros de jeunesse. Maintenant, cela ne m'intéresse pas. 

Metallica live à l'époque de la sortie de Master of Puppets en 1986

As-tu déjà était absorbé par le charisme de certains musiciens ou chanteurs ?

Oui, Robert Plant dans un zénith, Toulouse ou Montpellier, j'étais avec des potes. Cela commence à jouer et on l'a pas vu arriver ! Mais d'où il sort ? C'était comme une apparition ! Ce mec est un félin, un fauve, il a une force, une présence. Il ne fait rien, mais il a une aura, c'est fou ! Il y a vraiment quelque chose, c'est vraiment incroyable. Une élégance naturelle. Super concert ! Détendu, mais très pros aussi. 

Jean Louis Aubert, c'est un mec de live, c'est incroyable ! Quoiqu'on pense de sa musique, il a joué partout avec Téléphone, avec une énergie brut, à se donner à 100 %. En concert, il prend une dimension de fou, il est hyper généreux, positif. Il a un plaisir immense à être là. Ce n'est pas Motley Crue, qui dit "on est content d'être là ", tu prends un million de dollars pour jouer, ferme ta gueule putain (rires). Lui il se régale avec ses musiciens, il improvise. Je l'ai vu deux fois.  

Brian Johnson, de AC/DC, c'est pareil. Il a beaucoup d'énergie, il est heureux d'être là. Il est fan de son propre groupe ! Tu as de la sympathie pour lui. Pourtant, on n'a pas la même vie, il fait des courses de bagnoles ! Tu as l'impression que tu peux aller boire un coup avec lui. Dickinson et Klaus Meine, aussi, ont du charisme mais c'est différent. Pour ma part, Plant et Aubert ont un truc en plus.

Y a-t-il des artistes ou groupes qui sont décédés que tu es content d'avoir vu ?

Manilla Road, Mark Shelton est mort récemment, même si je ne suis pas un grand grand fan. 

Y a-t-il des groupes que t'adore sur album et pas en live ?

Les groupes où il y a des samples orchestraux, des arrangements très massifs. Je sais qu'en live, cela va être que des bandes, donc ça va me faire chier ! Il y a un truc qui me gêne dans la musique enregistrée. Cela va être faux ! Je préfère que le groupe réinterprétre le morceaux avec un côté plus brut, plus dépouillé. 

J'aime beaucoup ce que fais Dimmu Borgir, par exemple, par ce côté "musique classique", mais s'ils ne jouent pas avec un orchestre, je n'irais pas les voir.

A l'inverse, des groupes que t'adore sur scène et pas sur album ?

J'ai eu l'occasion de faire des concerts de ska parce que j'ai des amis qui en écoutent. Pour ma part, c'est insupportable sur disque ! En live, les bons groupes de ska, c'est cool. Ils mettent beaucoup d'énergie. Je ne te parle pas des groupes français, genre fumettes tout ça, mais du ska américain quasi punk-rock. The Toasters, par exemple, c'était vraiment fun !

Tout ce qui est Jazz, Blues et improvisation, sur disque cela me saoule ! En live, avec le feeling, interagir les uns avec les autres, tu as une dimension humaine. Mais a écouté chez soi, j'ai du mal. Plus sur d'autres styles où cela me fait un décalage. 

As-tu déjà suivi des groupes en tournées ?

Non, je ne suis pas un "fan". J'aime certains disques, je suis amateur de groupes. Je ne suis pas un fanatique malgré une certaine admiration, mais arrivé à un certain âge, cela change un peu. Je pourrais, peut-être, le faire pour Nofx parce que les concerts sont toujours différents. 

As-tu vu des concerts dans des lieux improbables ?

Ici, il y a un endroit qu'on appelle la bergerie, je ne sais pas si elle existe encore, une ancienne bergerie traditionnelle où avait lieu des concerts locaux. C'est à l'extérieur de la ville, à la campagne, pour y aller ce n'est pas éclairé ! A l'époque, il n' avait pas google maps ! T'avais tout les mecs qui venaient du département. Tu avais des groupes électrogènes pour les musiciens et le bar, le mec à l'extérieur qui grillait des saucisses. C'était super chouette !

As-tu vu des concerts dans d'autres styles de musique ?

Pas mal de punk, c'est une grosse partie de ma discothèque. J'ai vu des trucs grands publics comme Cali, par exemple.

Ton Top 10 de concert ?

Alors, il n'y a pas que des concerts métal (rires) :

- Jean-Louis Aubert : un grand souvenir de jeunesse. C'était dans un tout petit village, de 1000 habitants.  Le pâtissier local avait monté une association, où il faisait jouer des têtes d'affiches dans le gymnase du village. Jean-Louis Aubert, Noir Désir, les Rita Mitsouko, des trucs comme cela. C'était fou pour nous de voir ces groupes-là. Les mecs croyaient qu'ils étaient à Perpignan. Je tenais un petit journal, à cette époque et j'ai eu la chance de m'entretenir avec JLA, dans les loges, pendant une heure. Je lui avais posé la question : "alors cela vous fait quoi de jouer dans ce village ?" " il y a encore quelques heures, je croyais qu'on jouait à Perpignan (rires), je ne savais même pas que j'étais en dehors". C'était improbable, la plus petite date de la tournée. 

Quand tu as un petit public local, c'est tout de suite mieux qu'à Paris, par exemple. Noir Désir, quand ils sont passés ici, cela a était quasiment une émeute ! C'était l'époque de Tostaky, où c'était la folie. Tout le monde y était, les hardos, les punks, tous les fans de musique. On parle, quand même, du plus grand groupe de rock français de l'époque ! 

- Nofx au Bikini à Toulouse en 2016 : j'adore ce groupe, ça joue correctement, ils jouent toute leur discographie, y compris les 45 tours, EP...Ils ont ce truc punk que j'adore en concert, c'est entre les morceaux que cela se passe, ils sont dans l'impro, ils parlent aux gens. Un mec qui porte un t-shirt quelconque, il va faire une vanne, ils vont blaguer entre eux. Il y a un côté private joke, c'est en anglais, il faut être attentif. Tous les concerts sont différents. J'adore ça, il y a une proximité, ils sont au naturel. Et dans le métal, cela peut manquer, par moment. 

- Les Sheriff à Albi : super concert avec que des fans qui connaissaient les paroles par coeur.

- Skipe the Use avec Shaka Ponk à Toulouse : grosse claque avec une grande présence scénique.

- Les Vulgaires Machins : groupe de punk rock québécois, qui a notamment tourné avec Guerilla Poubelle. Ils se moquent d'eux même, ils font des vannes...

- Trust, à leur reformation en 1988 : ils sont venus ici, sur la côte. Ils ont joué sur un chapiteau, c'était inondé, on avait de la boue jusqu'au genou. Super cool de voir Trust se reformer. L'espoir du plus grand groupe français de hard rock, ils vont tout péter ! Au final, ils n'ont rien péter du tout, mais à l'époque, on y croyait, Bernie tout ça, la légende quoi ! 

- Iron Maiden à Toulouse : je ne me souviens plus de l'année, il y avait Dickinson, certainement entre Brave New World et Dance Of Death, une tournée best-of. Je devais les voir à Toulouse, dans les années 80 mais le concert a été annulé à cause d'une extinction de voix de Dickinson. On avait claqué tout notre pognon à la Fnac (rires). Et puis on est rentrés (rires). Cela a était cool de les voir. Tu as le public multi générationnel, il y a une communion.  

Iron Maiden au Zenith de Toulouse en 2003

- Robert Plant : avec ce charisme incroyable et puis son groupe aussi, de très bons musiciens.

- Scorpions à Toulouse : mon premier concert

- Mr Bingo : ils sont d'ici,  c'est un groupe que personne ne connait mais j'ai dû les voir au moins 100 fois ! J'ai fait tous leurs concerts, dans tous les bars, tous les festivals pendant des années. Ce sont des potes et j'adore ce qu'ils font. Cela me rappelle pleins de souvenirs de bars, de proximité avec les gens et de musique live que tu peux toucher ! 

Tu as des anecdotes à partager ? 

J'ai des souvenirs d'annulations (rires). J'avais ma place pour Scorpions à Bercy, pour la tournée Savage Amusement, le billet était accroché au mur et je voyais le jour approcher, sauf que c'était en juin et j'avais le bac ! Je me disais non ce n'est pas possible te j'ai choisi de passer mon diplôme (rires). Horrible ! Puis, je les ai vu à Toulouse, quelques mois après. C'était un évènement pour moi, je montais à Paris exprès, j'allais claquer de la thune chez les disquaires. A l'époque, tu ne trouvais pas grand-chose en dehors de Paris.

Et puis j'étais allé au concert de Sonata Arctica à Montpellier, on était arrivé et la salle était fermée, le tour-bus devant et l'affichette collée sur la porte :  concert annulé, putain (rires) !

Merci à Remi pour sa gentillesse et sa loquacité (si un jour vous le rencontrez, prenez une journée)

Entretien réalisé le 29 janvier 2020

Inoxydable : https://www.youtube.com/channel/UCHP7AhfvUrai1OUyVNjGMEQ

Mr Bingo : https://www.youtube.com/watch?v=Bsvh3S0tzoE

 

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